Consommation électrique d'une imprimante : est-ce vraiment élevé ?
La consommation électrique d'une imprimante préoccupe souvent les utilisateurs attentifs à leur facture d'électricité. Pour l'estimer, il faut tenir compte du type d'appareil, de sa puissance et de sa durée d'utilisation.
La consommation électrique est-elle vraiment élevée ?
Pour un usage domestique modéré, une imprimante pèse généralement peu sur la facture d'électricité. Les écarts entre modèles restent toutefois marqués : la technologie, la puissance nominale et le temps passé en veille influencent ensemble la consommation annuelle moyenne. Prenez ces trois paramètres en compte plutôt que la seule indication du fabricant.

Calculer la consommation d'une imprimante
Pour calculer la consommation d'une imprimante, multipliez sa puissance en watts par le nombre d'heures de fonctionnement et de jours d'utilisation, puis divisez le résultat par 1 000 afin d'obtenir des kWh. Un wattmètre de prise relève ces valeurs en conditions réelles, contrairement aux données constructeur.
- Puissance active : mesurée en watts pendant l'impression, elle atteint environ 12 W pour un modèle à réservoir d'encre et plusieurs centaines de watts pour une imprimante laser.
- Puissance en veille : souvent oubliée, elle peut représenter une part importante de la consommation annuelle lorsque l'appareil reste branché en permanence.
- Durée d'utilisation : trente minutes par semaine sur 52 semaines donnent un résultat très différent d'un usage quotidien de plusieurs heures en télétravail intensif.
- Tarif du kWh : au tarif réglementé d'août 2024, fixé à 0,2516 € par kWh, une consommation annuelle modeste se convertit facilement en euros pour comparer les modèles.
Pour mesurer la consommation de votre appareil, utilisez un wattmètre de prise. Cette méthode tient compte des phases d'impression et de veille, alors que les données constructeur correspondent souvent à des conditions idéales. À défaut, les valeurs moyennes par technologie, indiquées dans les fiches techniques, permettent d'obtenir une estimation cohérente.
Watts, kWh et coût annuel
Une imprimante à jet d'encre affiche une puissance moyenne d'environ 15 W, contre environ 278 W pour une imprimante laser A4. Avec 30 minutes d'utilisation par semaine pendant 52 semaines, la consommation annuelle moyenne atteint environ 1,37 kWh pour le jet d'encre et 7,23 kWh pour le laser. Cet écart, proche d'un rapport de 1 à 5, s'explique principalement par la présence d'un four à toner.
Au tarif de 0,2516 € par kWh, 30 minutes d'impression hebdomadaires représentent environ 0,34 € par an pour une imprimante à jet d'encre et environ 1,82 € pour une imprimante laser. Ces montants restent faibles en usage modéré. En revanche, le télétravail quotidien et les impressions volumineuses font progresser la consommation d'énergie proportionnellement, avec un écart qui se creuse entre les deux technologies.
Quelle part dans la facture ?
La consommation électrique d'une imprimante pèse peu face au chauffage, au chauffe-eau ou au réfrigérateur. La bureautique et l'informatique représentent environ 4 % des dépenses électriques d'un foyer français.
Les appareils partagés en réseau ou maintenus en veille active plusieurs heures par jour peuvent toutefois dépasser cette estimation. Pour l'impression alimentaire, l'imprimante Epson EcoTank ET-2700 avec encre alimentaire, le kit d'impression alimentaire Canon G650 et le kit d'imprimante alimentaire Canon G550 appartiennent à la catégorie des imprimantes à jet d'encre à réservoirs rechargeables. Leur consommation énergétique reste structurellement inférieure à celle des technologies laser.
Consommation selon le type d'imprimante
Le type d'imprimante est le premier facteur qui détermine la consommation électrique annuelle. Les écarts sont importants entre une imprimante jet d'encre compacte, une imprimante laser de bureau et une imprimante 3D, aussi bien en fonctionnement qu'en veille. Choisissez donc un modèle adapté à votre usage réel afin de limiter la consommation d'une imprimante et les mauvaises surprises sur la facture.

Jet d'encre et imprimante laser
La consommation d'une imprimante jet d'encre se situe généralement entre 12 et 22 W en mode actif, puis autour de 5 W en veille pour un modèle économique. À l'inverse, la consommation d'une imprimante laser atteint environ 300 W en impression pour un modèle compact et peut culminer à 655 W pour une imprimante laser partagée en réseau. La consommation électrique d'une imprimante 3D se place entre ces deux technologies dans un usage domestique standard.
- Réservoir d'encre, jet d'encre : environ 12 W en impression active. Cette solution convient aux impressions régulières à domicile ou dans une petite structure.
- Tout-en-un jet d'encre : environ 15 W en fonctionnement actif, avec une consommation en mode veille comparable à celle d'un modèle simple, soit autour de 5 W.
- Laser compacte : environ 300 W en impression, avec une consommation en mode actif pouvant être dix à cinquante fois supérieure à la puissance de veille selon le modèle.
La consommation en mode veille dépend également de la technologie. Une imprimante laser économique consomme environ 6 W en attente, tandis qu'un modèle laser partagé de bureau peut atteindre 145 W dans le même état. Le tableau permet de comparer directement les catégories d'appareils et leur consommation annuelle indicative.
| Type d'imprimante | Puissance en impression (W) | Puissance en veille (W) | Consommation annuelle indicative (kWh) |
| Jet d'encre à réservoir | 12 | ~5 | ~60 |
| Tout-en-un jet d'encre | 15 | ~5 | ~60 |
| Laser compacte économique | 300 | 6 | ~159 |
| Laser partagée réseau | 655 | 145 | variable, élevée |
Cas particulier des imprimantes 3D
La consommation d'une imprimante 3D domestique se mesure surtout selon l'usage. Un modèle de 70 W utilisé deux heures par semaine pendant 52 semaines affiche une consommation d'imprimante 3D par heure qui représente environ 7,28 kWh par an, soit environ 1,82 € au tarif de 0,2516 € par kWh. Ce résultat reste proche de celui d'une imprimante laser utilisée chaque semaine pendant une durée comparable.
Les équipements industriels présentent un autre profil. Certaines imprimantes 3D industrielles peuvent mobiliser plus de 600 W par laser intégré, ce qui les rend incomparables aux modèles de bureau sur le plan énergétique. Leur consommation d'énergie dépend directement de la technologie de fusion utilisée et de la taille des pièces produites.
Pour un usage amateur ou semi-professionnel, la consommation électrique annuelle d'une imprimante 3D de 70 W reste modeste. Elle dépend principalement du nombre d'heures de fabrication effectives, plutôt que du simple maintien sous tension. À l'inverse d'une imprimante laser qui chauffe à chaque réveil, une imprimante 3D atteint sa puissance maximale pendant la fabrication active.
Pourquoi le laser consomme plus
Le principal responsable est le fuseur. Ce composant chauffe jusqu'à environ 200 °C pour fixer le toner sur le papier et représente environ 75 % de la consommation totale d'un photocopieur ou d'une imprimante laser. Lorsque l'impression démarre, le préchauffage crée un pic de puissance immédiat, ce qui explique les valeurs élevées en mode actif. Choisissez donc un toner spécifiquement formulé pour votre modèle afin d'éviter les produits génériques mal adaptés.
Une seule page imprimée avec une imprimante laser consomme environ 2,44 Wh. Lors d'une session de quatre pages recto-verso, la moyenne descend à environ 948 mWh par page grâce à la mutualisation du préchauffage. Regroupez les impressions pour réduire la consommation totale et le coût par page d'une technologie laser.
Réduire la consommation sans moins imprimer
Quelques réglages suffisent pour réduire la consommation électrique d'une imprimante sans diminuer le nombre de pages produites. La gestion de la veille, les délais d'arrêt automatique et le choix d'un modèle adapté à votre usage jouent ici un rôle central. L'indice TEC, ou Typical Electricity Consumption, aide à comparer les appareils selon leur fréquence d'utilisation réelle.

La veille, principale source évitable
Selon l'Ademe, un photocopieur peut consommer environ 80 % de son énergie en mode attente. Une imprimante laser laissée branchée affiche une puissance moyenne de veille d'environ 6 W, soit près de 15,3 kWh par an et environ 3,86 € annuels. Ce montant dépasse parfois le coût de l'électricité consommée pendant les impressions. La consommation imprimante en veille s'ajoute donc à la puissance utilisée en fonctionnement.
La consommation imprimante 3D Bambu Lab A1 suit la même logique : même sur des modèles récents et optimisés, les réglages de veille influencent la consommation annuelle. Vérifiez les paramètres d'alimentation avant de laisser l'appareil disponible en permanence.
- Arrêt complet hors usage : éteignez l'appareil après chaque session. Vous supprimez ainsi la consommation résiduelle, au-delà des quelques milliwatts relevés sur une machine branchée mais éteinte.
- Multiprise avec interrupteur : coupez l'alimentation en amont pour éliminer la consommation résiduelle mesurée à 10,8 mWh sur 24 heures pour une imprimante branchée mais éteinte.
- Délai de mise en veille court : choisissez cinq minutes plutôt que quinze. L'appareil reste ainsi moins longtemps en état prêt, une phase qui consomme environ 15 W.
Un appareil laissé en veille seize heures par jour peut consommer entre 10 et 240 kWh par an pour rester simplement disponible, selon son niveau de veille. Débrancher les appareils concernés permet, selon l'Ademe, de réduire jusqu'à 15 % la consommation électrique annuelle du logement, hors chauffage et eau chaude.
Réglages et gestes utiles
La consommation électrique moyenne d'un appareil dépend aussi de ses paramètres système. Les modèles récents dotés du Wi-Fi, comme la Bambu Lab A1, proposent des profils d'économie d'énergie réglables depuis leur application dédiée. Activez le profil éco dès l'installation pour réduire la consommation de la Bambu Lab A1.
- Mode éco activé : il réduit automatiquement la puissance lorsque l'appareil n'imprime pas, sans intervention manuelle à chaque session.
- Arrêt automatique programmé : programmez l'extinction après 30 minutes d'inactivité pour éviter les oublis, notamment en télétravail.
- Regroupement des travaux : lancez plusieurs documents lors d'une même session afin de réduire les cycles de préchauffage. Chacun provoque un pic de consommation en mode actif, particulièrement marqué sur les modèles laser.
- Impression recto-verso par défaut : elle divise le nombre de pages imprimées sans modifier la durée de session et réduit indirectement la consommation totale sur une année, selon le volume traité.
Réduisez le délai de veille de 15 à 5 minutes. Éteignez complètement l'appareil après le travail. Sur des équipements partagés, l'économie atteint 200 à 400 kWh par an. Configurez ces options en quelques minutes : l'effet se voit dès le premier mois.
Choisir un modèle plus économe
L'indice TEC, ou Typical Electricity Consumption, fournit une estimation standardisée de la consommation électrique annuelle d'un équipement de bureau dans des conditions proches d'un usage réel. Il tient compte de la consommation en mode actif, de la consommation en mode veille et de la consommation à l'arrêt, pondérées selon les durées correspondantes. Pour un équipement partagé, un modèle affichant un indice TEC inférieur à 900 kWh par an constitue un repère utile.
À catégorie égale, un modèle récent peut consommer 30 à 40 % de moins qu'un appareil datant de cinq ans. La certification ENERGY STAR réduit la consommation jusqu'à 25 % par rapport aux modèles standards non certifiés. Une imprimante laser certifiée peut également réduire sa consommation de 50 à 60 % grâce à une veille automatique optimisée. Comparez ces données avant l'achat.
Un modèle jet d'encre à réservoirs rechargeables reste l'option la plus sobre pour un volume d'impression domestique ou semi-professionnel limité. Il associe une faible consommation électrique en impression active à des coûts de consommables réduits, grâce à l'absence de cartouches individuelles.
La consommation électrique annuelle se lit donc à plusieurs niveaux : consommation en mode actif, consommation en mode veille et consommation à l'arrêt. Pour estimer la consommation totale, rapprochez l'indice TEC du temps d'impression prévu et de la consommation imprimante en veille. Cette vérification donne une image plus juste que la seule puissance annoncée.
Foire aux questions
L'imprimante à jet d'encre est généralement la plus économe. Un modèle à réservoir d'encre consomme autour de 12 W en impression active, contre environ 300 W pour une imprimante laser compacte et économique. Pour 30 minutes d'utilisation hebdomadaire, la consommation annuelle d'une imprimante à jet d'encre atteint environ 1,37 kWh, soit 0,34 € au tarif de 0,2516 € par kWh. À durée d'utilisation équivalente, la technologie laser affiche une consommation électrique de l'imprimante plus élevée en raison de son fuseur chauffant.
Pour une imprimante laser, la consommation en mode veille peut dépasser, sur une année, le coût de l'impression. Une puissance moyenne de veille de 1,75 W représente environ 15,3 kWh par an, soit un coût d'environ 3,86 €, tandis que 30 minutes d'impression hebdomadaire coûtent environ 1,82 €. Selon l'Ademe, un photocopieur consomme environ 80 % de son énergie en mode attente.
Multipliez la puissance en watts par la durée d'utilisation en heures et le nombre de jours d'utilisation annuels, puis divisez le résultat par 1 000 pour obtenir des kWh. Multipliez ensuite cette valeur par le tarif du kWh en vigueur : 0,2516 € en option base au tarif d'août 2024. Additionnez la consommation en mode actif et la consommation en mode veille pour calculer la consommation annuelle réelle.